LIBÉRATION archive 09/08/2010




LIBÉRATION archive 09/08/2010
Ce que l’on peut acheter pour 300 000 euros

Visite des agences et comparatif des offres dans cinq grandes villes françaises.

Par PHILIPPE DEIBLER

Avec un budget fictif de 300 000 euros en poche, les correspondants de Libération ont sillonné cinq grandes villes françaises et leurs environs pour savoir ce qu’on pouvait y acheter. Du studio de 30m2 dans un quartier coté à la maison avec jardin en périphérie, en route pour un tour de France des marchés immobiliers.

MARSEILLE

Un 120 m2 dans le centre .....


LIBÉRATION archive 09/08/2010
A Marseille, on a l’habitude de dire que l’on habite au Panier, à l’Estaque ou à la Plaine. Personne ne penserait à se dire du 7e, du 10e ou du 15e arrondissement… Il y a 111 villages et au moins autant de façons de se loger. Avec 300 000 euros, on trouve de tout, et bien plus. «C’est une ville où il y a énormément de micromarchés, explique Henri Perret, directeur de l’agence Laforêt du 7e arrondissement - pardon, d’Endoume (sud de la ville) -, et on peut trouver des variations du simple au triple dans un même quartier.»

Si vous cherchez une vue sur la mer et une terrasse dans un environnement typiquement méditerranéen, la somme de 300 000 euros vous permettra d’acquérir un T2 (55 m2 environ) avec extérieur (terrasse ou jardin) et «vue à couper le souffle» sur la baie de la cité phocéenne. Pour le même prix, si l’on aime les cœurs de ville, la surface augmente sensiblement. «On peut trouver un 100-120 m2 en bon état dans le centre», explique-t-on chez Castella Immobilier.

L’agence Terrasse en ville confirme. Spécialisée, comme son nom l’indique, dans le créneau des biens avec extérieur, elle propose sur le cours Lieutaud, à environ 500 mètres de la Canebière, un 103 m2 avec une petite terrasse. L’appartement est aménagé en duplex, un grand salon avec poutres apparentes et beaux volumes voisinant avec une chambre au rez-de-chaussée, un bureau et une autre chambre à l’étage.

Si l’on reste en centre-ville, dans le quartier du palais Longchamp, on pourra acheter un T3-T4 de 94 m2 avec une terrasse de 12 m2 dominant les toits de tuiles provençales des vieux immeubles et une vue sur les deux flèches de l’église des Réformés, en haut de la Canebière… Ces appartements sont prisés des nouveaux arrivants dans la cité phocéenne qui, par la suite, se rapprochent de la mer, explique Anne-Patricia Lesage, directrice associée de Terrasse en ville. Ils cherchent par exemple une maison à Malmousque, la presqu’île bordée de petites criques qui part de la corniche Kennedy, ou au Roucas-blanc, un autre quartier réputé et chicos du sud de la ville. Or la maison de caractère de 110 m2 avec terrasse et vues sur la mer et Notre-Dame-de-la-Garde, c’est plutôt autour de 600 000 euros.

Pour un joli pavillon avec vue sur la Méditerranée et terrasse, il faut plutôt se tourner vers les quartiers Nord. Car, à Marseille, il y a aussi le Nord et le Sud, et des différences de tarifs en conséquence. Aux jardins de Thalassa, l’une des résidences les plus cotées de Marseille (tennis, piscine, club-house…) située dans le 8e arrondissement, 300 000 euros permettent d’acquérir un petit T2, souligne Catherine Pesce, directrice immobilière chez Castella.

Et la crise, dans tout ça ? «Le marché a été malade mais se guérit petit à petit», analyse Henri Perret. «Il y a deux ou trois ans, les gens achetaient au prix fort. Maintenant, on peut dire qu’ils achètent au juste prix», souligne un collaborateur de Catherine Pesce. Anne-Patricia Lesage a, quant à elle, observé une progression de 300 à 400 euros du prix au mètre carré depuis deux ans.




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