Le Magazine d'information de Terrasse en Ville
Le petit poucet
Des petits cailloux ou plutôt des pierres... voici que Marseille-Provence 2013 se la joue Petit Poucet. A l'instar du héros de Perrault, le projet capitale européenne de la culture sème à tout va en espérant (re)trouver son chemin.

La fin 2009 a ainsi vu la pose de deux premiers jalons, censés marquer le début du long sentier conduisant la cité phocéenne vers l'échéance attendue.

Le 30 novembre, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, est venu à Marseille poser, enfin, la première pierre du futur Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, dix ans après le lancement de ce projet.

Ce bâtiment qui devrait être le premier musée national décentralisé, et sera situé sur l'esplanade du J4 doit être achevé, si tout se passe bien, pour 2013. “On va tout faire pour que ce soit prêt à temps", a promis Rudy Ricciotti, l'architecte choisi en 2004 pour cette réalisation.
Quelques jours plus tard, ce fut une autre première pierre, toute proche, qui était à son tour l'objet de toutes les attentions. Le 18 décembre, le président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca), Michel Vauzelle, a lancé les travaux du futur Centre régional de la Méditerranée qui doivent s'achever, selon l'élu, “au plus tard fin 2012".

Deux pierres, deux balises pour éclairer la route du Poucet. Il en aura sans doute besoin car les embûches ne manquent pas.

La récente actualité culturelle marseillaise le rappelle avec insistance : le théâtre de la Criée n'en finit pas de traiter son amiante et ne peut offrir à ses spectateurs, en raison des lenteurs du chantier, qu'une saison tronquée.
Autre scène, autre problème: le Toursky bataille toujours avec le ministère de la Culture pour obtenir des subventions, son bouillonnant directeur, Richard Martin, brandissant la menace d'une reprise de sa grève de la faim.
Marsatac ne sait toujours pas où il pourra organiser sa douzième édition. Et l'on ne parle pas des difficultés rencontrées pour constituer une équipe stable au sein de Marseille-Provence 2013, comme le montre le récent départ surprise de Marie-Pierre de Surville, la directrice générale adjointe, pour raisons personnelles.

Eh oui, le chemin est encore long. Keep fighting, pauvre Poucet ! ...

Phil Deibler

Rédigé par anne lesage le Jeudi 4 Mars 2010 à 17:24