Les Baigneuses de La Ciotat Vernissage jeudi 5 Mars à 18 hoo à Terrasse en ville

 
 

Rencontres au féminin

Terrasse en Ville aime exposer des artistes, mais surtout provoquer des rencontres. Celle-ci s’est imposée comme une évidence. La mise en regard des sculptures d’Émilie Gautrey Ferrer et des peintures de Cécile Colombo crée un dialogue inattendu, à la fois graphique, ironique et délicatement onirique.

Face aux toiles de Cécile Colombo, des baigneuses en rang d’oignon s’affichent sans complexe. Leurs corps généreux, magnifiés par des maillots colorés et fleuris, s’inscrivent dans une palette lumineuse et méditerranéenne. Devant elles, les sculptures d’Émilie Gautrey Ferrer semblent s’extraire du tableau : mêmes rondeurs assumées, même présence affirmée, mais en volume, à taille réelle.

La rencontre opère immédiatement. Ces figures féminines, étranges et familières, se ressemblent, se répondent, se rassemblent. Et c’est le public qui, à son tour, entre en scène, circule entre les œuvres et donne vie à cette muséographie joyeuse et vibrante. Une exposition enthousiasmante à l’approche du printemps.

 
 


Cécile Colombo

Formée aux Arts Appliqués aux Beaux-Arts puis en Environnement Architectural et Décoration Urbaine, Cécile Colombo développe à Gémenos un travail en technique mixte d’une grande délicatesse. Ses toiles, préparées en papier marouflé, mêlent papiers, tissus, encres et peintures délavées. Elle dessine à l’encre de Chine, au brou de noix ou à l’acrylique, rehaussant ses compositions de pastels lumineux.

Ces superpositions créent un univers léger, presque suspendu. Inspirée par la Méditerranée, elle décline également son travail sur coussins, voiles de bateaux et céramiques. Ses plats, bols et sculptures rencontrent un vif succès. Ses « Baigneuses », femmes de plage aux formes généreuses et assumées, sont devenues emblématiques de son œuvre.

Émilie Gautrey Ferrer

Après vingt années comme professeure des écoles en maternelle, Émilie Gautrey Ferrer a conservé de l’enfance le goût du jeu, de la liberté et de l’imaginaire. Elle débute par la peinture, écrit pour les enfants, puis se tourne vers la sculpture.

De ses mains naissent des femmes en papier, généreuses et expressives, parfois volontairement grotesques mais toujours poétiques. Elles prennent leur place sans s’excuser. Entre humour et tendresse, ces corps interrogent notre regard sur la féminité et invitent à une rencontre sensible, joyeusement indocile. Aujourd’hui, à travers la gravure, l’artiste prolonge cet univers vers de nouveaux territoires d’expression.

Jusqu'au 5 février 2026 - Ouverture mardi au dimanche de 9h à 18h - Entrée gratuite
Musée des Arts Décoratifs, de la Faïence et de la Mode Château Borély - 134, avenue Clot-Bey - Marseille 8ème

 
 
 

 
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