Matthieu Delfini présente pour la première fois son travail à Marseille chez Terrasse en Ville, à l’agence du Cours Julien.
Rien ne le destinait à la peinture. Formé à l’Essec, passé par le capital-risque, il évolue d’abord dans un univers structuré, analytique, éloigné de l’atelier. En 2019, une fracture du genou interrompt brutalement le rythme.
Immobilisé, il ouvre une boîte d’aquarelle offerte quelques jours plus tôt pour son anniversaire. Ce geste anodin devient un basculement. La peinture s’impose comme une révélation, un langage, une manière d’être au monde.
Autodidacte, il construit sa pratique par l’observation, l’exigence et l’expérimentation. Les premiers cycles explorent les paysages de son sud natal : mers franches, montagnes, champs, falaises. Les horizons, baignés de couleurs vibrantes, invitent à la contemplation.
VERNISSAGE LE 9 AVRIL A 19 H00
TERRASSE EN VILLE COURS JULIEN
26 rue de trois Frères Barthélémy
13006 Marseille
Localino al Mare insuffle un esprit italien vibrant dans une atmosphère chaleureuse, mêlant élégance discrète et convivialité assumée.
Ici, la cuisine célèbre la générosité transalpine à travers des produits frais, sourcés avec attention, et des recettes authentiques exécutées avec précision.
Pâtes artisanales, antipasti à partager, viandes savoureuses, sauces longuement mijotées et desserts traditionnels composent une carte qui respire la dolce vita, sans caricature.
Le décor, soigné sans ostentation, associe bois, lumière douce et détails méditerranéens. Service attentif, cadence maîtrisée, équilibre juste entre tradition et modernité : Localino al Mare s’impose comme une escale marseillaise où l’Italie se vit avec goût, sincérité et caractère affirmé.
71, boulevard Vauban - Marseille 6e
@localinoalmare
À Marseille, Bobby redéfinit la seconde main avec une énergie franche et une exigence stylistique parfaitement assumée. Installée sur le Cours Jean Ballard, à deux pas du Vieux-Port, l’adresse s’impose comme un repère pour celles et ceux qui envisagent le vestiaire autrement, avec discernement et caractère.
Ici, rien n’est laissé au hasard. Loin de toute accumulation confuse, chaque pièce est choisie avec précision : coupe nette, matière juste, allure affirmée. Vêtements, sacs, accessoires — tout compose un ensemble cohérent, pensé pour durer et traverser les saisons sans perdre de sa force.
Le vestiaire se construit autour d’un équilibre subtil entre vintage pointu, griffes contemporaines et pièces singulières. Une sélection en mouvement, renouvelée en permanence, qui permet à chacun de trouver une silhouette personnelle, à la fois actuelle et intemporelle.
Bobby développe également une approche fluide et structurée de la seconde main : dépôt, sélection, revente.
1, cours Jean Ballard — Marseille 1er
@bobby.boutiques
Entre mer et fil, Johanna Piètre Hermès tisse une trajectoire singulière. Installée au Frioul, la fondatrice de la French Pique brode bien plus que des vêtements : elle raconte des histoires cousues main, ancrées dans la matière et le temps. Héritière d’un savoir-faire instinctif, elle transforme des pièces vintage en œuvres intimes, portées comme des manifestes sensibles.
Je croise Johanna Piètre Hermès un matin sur la Corniche, à la terrasse d’un café. La jeune trentenaire, entourée de ses deux chiens, attire le regard sans chercher à le capter. Réservée au premier abord, mais dotée d’un charisme presque solaire, elle dégage une force calme. Très vite, je fais le lien avec La French Pique. Johanna est brodeuse.
Marseillaise depuis dix ans, elle vit sur l’île du Frioul. Insulaire d’esprit et de cœur. Chaque matin, elle nettoie les plages. Un geste obstiné, presque dérisoire face à l’ampleur de la tâche. « C’est un peu David contre Goliath », glisse-t-elle. Un rituel quotidien, une manière d’habiter le monde avec responsabilité.
@lafrenchpique – lafrenchpique.com
Propos recueillis par Anne